Atelier du 15 février 2020

Merci aux sympathiques participants à  notre atelier jardinage de ce samedi 15 février et rendez-vous le 15 mars pour le prochain. Nous avons transférés la documentation sur vos boites mails, si vous ne les avez pas reçus, n’hésitez pas à nous contacter ( après avoir vérifié que les mails ne se trouvent pas dans le « courrier indésirable »).

 

C’est le bon moment de …..

C »est le bon moment de semer des poivrons et des piments, ce n’est pas un semis facile à réussir,  certaines règles notamment de chaleur doivent être respectées sous peine d’échec et de déception.

  •  Semer entre fin janvier et fin février.
  •  Un poivron a besoin de minimum 20°C
    pour germer correctement.
  • La température idéale se situe entre 25 et 30°C de façon constante.
  • Avant d’avoir germé, nul besoin de lumière, le bac à semis peut se placer près d’une source de chaleur, même éloignée d’une fenêtre.
  • Une fois qu’ils auront germés, les plants auront besoin de lumière pour pouvoir faire leur photosynthèse et ils auront moins besoin de chaleur,  20 à 22°C le jour,  16 à 18°C la nuit.

Dès que les plantules auront deux vraies feuilles (à ne pas confondre avec les cotylédons), les repiquer en godet individuel.

Une semaine ou deux avant de les planter en pleine terre, il faudra progressivement les sortir pendant la journée pour les endurcir. Estimation de 45 à 60 jours entre le semis et le repiquage

le point sur le rucher

Installer des ruches était un rêve ancien et sa réalisation a été longtemps différée. On ne s’improvise pas apiculteur. Il faut être bien naïf pour penser qu’il suffit d’installer une ruche pour bénéficier de tous ses bienfaits.

Le miel n’est-il pas un aliment exquis ? Ce n’est pas le goût pour le miel qui a été la première motivation, c’est bien ce service que rendent de nombreux insectes et que nous comptons pour rien alors que nous ne pouvons nous en passer : la pollinisation. Il existe de nombreux insectes pollinisateurs dont environ mille espèces d’abeilles sauvages mais les abeilles à miel Apis mellifera sont de super pollinisatrices. Pour la fécondation de nos fleurs, et donc la production de fruits, l’abeille est donc essentielle.

Nous avons donc acheté 3 ruches peuplées au printemps 2015. L’une de ces ruches est morte rapidement mais les 2 autres ont donné 15 kg de miel. La chance du débutant.

Nous avons fréquenté pendant plusieurs années le rucher école de Brignoles qui nous a aidé à débuter en apiculture. Les années se sont succédées avec des péripéties heureuses ou malheureuses : des essaims ont renouvelé le rucher.

Il y a aussi eu des pertes. Nous étions des apprentis apiculteurs et plus nous avons appris, plus nous avons compris qu’il restait à apprendre et nous avons compris que nous resterions apprentis apiculteurs. Nous avons compris l’emprise du varroa, exactement Varroa destructor. Nous avons dû faire face à des étés très secs qui laissaient les abeilles sans ressources pendant plusieurs mois. Et puis il y a eu l’arrivée progressive et de plus en plus envahissante du frelon asiatique Vespa velutina.

Varroa, sécheresse et frelon asiatique ont tout chacun pour vous décourager mais ensemble ils sont redoutables !

Et pourtant, il y a plus fort que leur trio infernal : la magie de l’abeille ! On croit savoir, on croit souvent savoir… mais quand on commence à apprendre, on découvre l’étendue de son ignorance et on découvre la fascination pour cette merveille de la création. L’abeille, la petite abeille qui ne pèse presque rien, qui passe insignifiante en ne laissant dans son sillage qu’un léger bourdonnement, m’éveille à l’incommensurable complexité et l’extraordinaire beauté du vivant. C’est pour cela que même si elle fait mal quand elle pique, malgré varroas, sécheresses et frelons asiatiques, je continuerai à étudier les abeilles et à leur rendre visite tous les jours et tous les jours je me sentirai humble et je serai émerveillé.

Il faut rappeler que l’abeille et la fleur sont un exemple extraordinaire de coévolution. Voici des millions d’années que le monde des fleurs et le monde des abeilles évoluent en interférant l’un avec l’autre. Nous commençons seulement à comprendre ce phénomène. Et maintenant qu’apparaît l’extraordinaire complexité et l’extraordinaire beauté de cette manifestation du vivant, nous comprenons que nous sommes en train de tout compromettre et peut-être de tout détruire…

La saison 2019 a commencé avec une seule ruche survivante. Dure réalité. Cette ruche s’est malheureusement révélée particulièrement essaimeuse puisqu’il y a eu une douzaine d’essaims dans la saison dont beaucoup d’essaims secondaires ou tertiaires trop petits. Il est probable que plusieurs essaims soient aussi venus de l’extérieur. Il y a eu finalement 8 colonies. L’été a été sec et le frelon asiatique omniprésent confinant les abeilles dans la ruche et les obligeant à faire inutilement face à l’ennemi au lieu d’aller butiner. A la veille de l’hiver, il ne reste que 2 colonies et un petit espoir qu’elles survivent à l’hiver. Néanmoins, confronté à cette adversité, plusieurs décisions ont été prises pour envisager l’avenir avec plus de sérénité et ne pas être sans cesse menacé de tout perdre :

Progresser dans la connaissance de l’abeille et de l’apiculture. La documentation est essentielle. Il existe une documentation importante sur l’apiculture et il est parfois difficile de s’y retrouver. Il faut d’abord comprendre qu’il faut choisir entre l’apiculture d’”exploitation” qui a pour objectif de produire essentiellement du miel de façon économiquement rentable et l’apiculture de “conservation” qui a pour objectif de maintenir le plus naturellement possible une population stable afin de garantir une pollinisation efficace et éventuellement produire du miel pour les besoins de la maison. Il se trouve que cette apiculture d’amateur cherche souvent à copier l’apiculture d’exploitation et ses méthodes pas forcément très naturelles. Par contre les amateurs sont souvent très créatifs et ils innovent beaucoup. Il faut aussi comprendre qu’on ne peut pas avoir les mêmes méthodes partout en France et qu’il faut s’adapter et se remettre en cause.

Il existe donc une documentation livresque importante, par exemple :

  • Le traité Rustica de l’apiculture (sous la direction de Henri Clément).
  • Apiculture biodynamique, vers une pratique respectueuse de l’abeille (collectif)
  • Des abeilles au jardin. Petit traité d’apiculture atypique à l’usage des amis des abeilles (Vincent Albouy)
  • Au trou de vol (H. Stroch)
  • L’apiculture écologique de A à Z (Frérès et Guillaume)

Une documentation audio : L’apiculteur aveugle, Le chant des abeilles, Dialogue entre les abeilles et les fleurs, L’intelligence des abeilles, d’autres épisodes de l’émission “Sur les épaules de Darwin” seront consacrés aux abeilles. Et y en a aussi sur France Culture.

Une documentation vidéo : il y a pléthore sur Youtube, ex : https://www.youtube.com/watch?v=mVQPuqYokME

Adapter le matériel : Il existe plusieurs “standards” de ruches. Comment choisir ? Pour commencer, j’ai fait comme tout le monde, j’ai choisi le standard le plus répandu : Dadant 10 cadres. Mais c’est un standard qui correspond plus à une apiculture d’exploitation qu’à une apiculture de conservation. Néanmoins, après réflexion, je vais garder mes ruches Dadant en les adaptant pour le “confort” des abeilles et une conduite plus douce :

  • rehaussement des ruches.
  • peinture des ruches avec une peinture alimentaire et marquage de la face avant pour éviter que les abeilles se trompent de ruche.
  • désinfection de l’intérieur avec une solution contenant de la propolis.
  • aménagement d’une vitre à l’arrière pour pouvoir jeter un œil dans la ruche sans l’ouvrir. Cette vitre est recouverte par un volet pour garantir l’obscurité et l’isolation qui sont nécessaires à la ruche.
  • remplacement des planchers en bois par des planchers grillagés.
  • aménagement d’un étage de ventilation pour la belle saison.
  • utiliser des cadres cloisons pour accompagner la croissance du volume de la colonie.
  • abandon des cadres gaufrés pour des cadres seulement amorcés.

Modifier la conduite du rucher : Dès les premiers beaux jours, quand les abeilles recommenceront à butiner activement avec la floraison des amandiers les abeilles seront déménagées (comme pour un essaimage) vers des ruches désinfectées, sans vieilles cires. Ensuite, les abeilles ne seront plus dérangées que par nécessité. Le suivi se fera par la vitre arrière et par une pesée régulière. Les informations seront notées sur un tableau de synthèse semaine par semaine : températures mini et maxi, météo, poids de la ruche, interventions, floraisons…

Semer ou planter des plantes mellifères. Il ne sert à rien d’avoir de bonnes méthodes si les abeilles manquent de nectar et de pollen. Il y a déjà une grande variété de plantes mellifères dans la propriété mais ce n’est jamais suffisant et surtout, il y a toujours disette de juin à septembre et il faut trouver à combler ce trou dans les floraisons. Nous introduisons régulièrement de nouvelles plantes (arbre à miel, leptospermum, variétés de sauges…) et nous faisons des boutures pour multiplier ces plantes. De la luzerne a été semée dans les frênes et une partie du verger. Nous semons régulièrement de la moutarde et de la phacélie.

Aménager une mare au plus près du rucher. Une ruche a besoin de 80 litres d’eau par an ! Il est préférable que cette eau soit la plus proche possible pour limiter la dépense énergétique des abeilles qui la transporte par très petite quantité.

Luter efficacement contre le varroa et le frelon asiatique : Pour le varroa on commence à maîtriser. Pour le frelon asiatique, les pièges seront multipliés au printemps. Il a été dit que ces pièges n’étaient pas sélectifs et qu’ils étaient dangereux pour la biodiversité. Nous n’avons pas encore fait l’inventaire des prises mais, apparemment, ce sont bien essentiellement des frelons asiatiques qui se font prendre.

Nous espérons continuer longtemps à vivre avec les abeilles. Elles nous apportent des trésors : la pollinisation de nos plantes, miel, pollen, propolis et venin pour notre santé. L’apithérapie semble vraiment prometteuse. Pour ma part, les piqûres d’abeille m’ont délivré d’une arthrose naissante et de la rhinite allergique chronique qui m’empoisonnait depuis l’enfance. Et puis l’abeille nous apprend à nous émerveiller indéfiniment de la magie et du miracle de la nature et du vivant.

Prochain atelier jardinage: le samedi 15 février à 15:00

Comment organiser son potager ? pourquoi est-il important de connaître les grandes familles de plantes ? pourquoi semer des fleurs ? pourquoi dit-on que les poireaux préfèrent les fraises ? pourquoi et comment organiser son journal de jardin ?

Nous essaierons de répondre au mieux à vos questions.

Annik proposera à la vente dès la mi-avril des plants de tomates de variétés anciennes , des basilics de collection, des courges, des courgettes ainsi que quelques aromatiques. Les graines proviennent de producteurs français réputés pour leur sérieux.

Vu le succès remporté l’année passée, nous conseillons aux personnes intéressées de réserver leurs plants dès maintenant. La liste des variétés ainsi que leur prix peut être envoyé sur simple demande.

réunion pour la création d’un collectif d’associations

Réunion mercredi 5 février à 18 heures aux jardins Sigalloux pour la création d’un collectif d’associations :

Nous souhaitons que les différentes associations locales qui œuvrent séparément pour la préservation de l’environnement puissent se coordonner afin de rendre leurs actions plus visibles et plus efficaces. Nous proposons que ces associations se regroupent dans un collectif informel avec un programme simple :

  • Une réunion régulière (une fois par trimestre par exemple) pour s’informer mutuellement.
  • Chaque association s’engagerait à relayer les informations des autres.
  • Chaque association pourrait faire appel aux autres ponctuellement pour un événement ou pour rencontrer des élus ou des partenaires par exemple et avoir plus de poids.
  • Un événement annuel pourrait être organisé pour promouvoir la préservation de notre environnement local.

Nous souhaitons que les associations suivantes fassent partie de ce collectif :

  • Sigalloux pour la biodiversité,
  • Alimaction pour l’alimentation,
  • Le Luc au sec pour l’eau,
  • Colibri
  • Ethique environnement pour les atteintes à l’environnement,
  • ADEAR pour l’agriculture,
  • LPO pour les oiseaux,
  • une association de parents d’élèves pour l’éducation,

A bientôt.

Mobilisation pour la Maison de la Nature des Mayons

« NON A LA FERMETURE DE LA MAISON DE LA NATURE DES MAYONS La Maison de la Nature des Mayons sera bientôt fermée (juillet 2020), par décision du Conseil Départemental du Var et de son président Mr Marc Giraud. Pourtant son fonctionnement depuis 2009 fait l’UNANIMITE : Véritable lieu culturel et de…

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A vos catalogues- suite de l’atelier graines-

Le printemps se prépare maintenant. Il est temps de commander ses graines à moins que vous ne les ayez récoltées vous-même.

Récolte de graines de Bleuet ‘Blue Boy’

Nous avons vu, lors de l’atelier de jardinage du samedi 18 janvier, ce qu’était une graine bio, traitée, non-traitée, F1, les OGM et les CMS.  Nous n’allons donc pas nous étendre sur ce sujet. Soyez cependant attentif à ce que vous achetez.
Il est important d’acheter des graines qui soient adaptées à son climat et à sa terre sous peine d’échec et de déception.  Pour les classer, nous avons recyclé un album photo et nous les avons placé dans les pochettes indépendantes.

Réutilisation d’un album photo pour le classement des sachets de graines, récup au potager

Nous rappelons qu’il est conseillé de faire l’inventaire des semences qui vous restent des années précédentes en vérifiant bien que la date limite de germination ne soit pas dépassée.

Si elle l’est, cela ne signifie pas qu’elles sont à jeter, cela signifie que le taux de germination sera moindre. Ces graines ne germeront pas à 100 % mais peut-être à 50 ou 25 %.
Autant le savoir. Un test de germination aidera à déterminer ce taux de germination.

Le prix le plus bas n’est pas nécessairement le plus économique.

Exemple :
Graines de tomate Andine Cornue : 3,95 € pour 50 graines bio contre 3,25 € pour 20 graines non traitées sur un autre site.

Si vous avez besoin de peu de graines, pourquoi ne pas envisager une demande groupée entre plusieurs jardiniers ?

Face à la pléthore de l’offre internet, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver.
La liste ci-dessous n’est pas exhaustive. Il existe d’autres grainetiers qui font de l’excellent travail,
N’hésitez pas à partager vos expériences avec nous en laissant un commentaire.

Quelques bonnes adresses :

  • Agrosemens : large choix de semences bio, site essentiellement destiné aux maraîchers néanmoins ouvert aux particuliers.
    Catalogue très complet, nombreux conseils, site internet bien fait.
    https://www.agrosemens.com/
  • La Bonne Graine : large éventail de graines bio ou non traitées
    Blog sur lequel on peut trouver des conseils.
    Plusieurs conditionnements possibles (de 25,50,100 graines)
    https://www.labonnegraine.com/
  • Ferme de Sainte-Marthe : beau choix de graines bio, fiche conseil
    https://www.fermedesaintemarthe.com/
  • Germinance : production de semences biologies et biodynamiques. Quelques variétés originales.
    https://www.germinance.com/
  • Kokopelli : cette association milite pour le maintien des semences libres de droit et reproductibles, ils envoient des graines aux maraîchers du tiers-monde.
    Vaste choix : entre 1.400 et 2.000 variétés suivant les saisons.
    https://blog.kokopelli-semences.fr/
  • Le potager d’un curieux: plantes rares, curieuses, parfois anciennes. Le catalogue 2020 n’est pas encore en ligne. L’année passée, il est paru fin janvier.
    Collection de légumes (tomates, laitues, piments etc…)
    https://lepotagerduncurieux.wordpress.com/

Atelier graines samedi 18 janvier à 15 heures dans les Jardins Sigalloux

Qu’est-ce qu’une graine bio, traitée, F1 ?
Quelles sont les bonnes adresses pour commander ?
Tous les terreau se valent-ils ?
Comment choisir ses variétés, en fonction de quels critères ?
Comment lire les étiquettes des sachets de graines ?
Vous vous posez ces questions ? Venez nous rejoindre pour ce moment de partage de connaissances.
Participation de 10 €

Graines de Tournesol récupérées pour semis

samedi 18 janvier à 15 heures dans les Jardins Sigalloux

la plante du jour 08/01/20 : la véronique

La véronique mais laquelle ? Veronica … Commentaire : Elle vit au raz du sol et sa fleur est minuscule. Le genre véronique est sûr mais laquelle est-ce ? Il existe en effet plusieurs espèces qui se ressemblent beaucoup. Avez-vous la réponse ?

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