la plante du jour 01/01/20 : la ravenelle

La ravenelle ou radis ravenelle

Raphanus raphanistrum

Commentaires : La ravenelle est traitée de « mauvaise herbe » par Wikipédia. Evidemment nous ne sommes pas d’accord. Bien sûr, elle peut gêner l’agriculture conventionnelle. Néanmoins, même si elle a tendance à être envahissante, elle a le mérite d’être rustique et elle est providentielle pour les abeilles et autres insectes qui sont de sortie ce 01/01/20 par 15°C en journée et qui trouvent de quoi compléter leurs provisions d’hiver.

 

Une station de ravenelle en janvier

Assemblée générale 2019

Nous vous invitons à participer à l’assemblée générale de l’association qui se tiendra le jeudi 19 décembre 2019 à 18 heures à la Campagne Sigalloux.

A cette occasion, nous espérons passer un moment convivial avec vous.

boutures

Dans la serre, les boutures d’automne se portent bien :

vigne

olivier

leptospermum

callistemon

arbuste mellifère

vigne vierge

pittosporum

lavande

hélichryse

figuier

saule

Pourquoi faire ses boutures ?

  • C’est vraiment magique de voir une bouture prendre.
  • Quand on connaît le « pied mère » on peut savoir si la plante est adaptée au sol et au climat, la bouture est un clone.
  • C’est économique quand on en fait un grand nombre.
  • On peut se permettre d’avoir un grand nombre de variétés en faisant des échanges avec d’autres jardiniers.
  • Certaines plantes se bouturent facilement alors que le semis est difficile (ex : la lavande).
  • On peut éviter d’avoir à greffer (ex : le figuier).

Il y a aussi quelques inconvénients :

  • Il ne faut pas être pressé.
  • Il faut entretenir les boutures avec soin pour ne pas les perdre. Il faut les garder en godet, souvent les rempoter, avant de les mettre en pleine terre.
  • On risque de transmettre une maladie de la plante mère à la bouture.

Pour aller plus loin :

Le verger :animation du 14 décembre à 14:30

Créer un verger demande du temps et représente un investissement. Quelles sont les règles essentielles à connaître pour éviter les déconvenues ? quelles sont les erreurs à éviter ?
Le verger actuel a 15 ans, c’est le fruit de cette expérience que nous souhaitons partager lors de cet atelier.

Nous aborderons:

  • qu’est-ce qu’une variété et un porte-greffe?  en quoi, est-ce important ?
  • comment choisir  la variété et le porte-greffe qui  convient à mes besoins ?
  • quelle est la différence entre des plants vendus en racines nues ou en pots ?
  • acheter ses arbres et où ?
  • pourquoi et comment faire ses propres arbres
  • préparer la plantation et prévoir l’irrigation

Conditions : participation aux frais de 10 € par participant
Les journées raccourcissant, nous avançons l’heure de l’animation à 14:30 à la place de 15:00

Pour tout renseignement: 06 02 35 90 20

 

initiative citoyenne

Ce lundi 2 décembre 2019 voit l’ouverture de la COP 25.

Nous choisissons cette occasion pour publier notre

Ébauche de propositions citoyennes au sujet de l’environnement pour une demande d’engagement des candidats en vue des municipales de 2020

L’urgence environnementale est un fait établi. Néanmoins, malgré une information largement diffusée et des alertes régulières sur les conséquences à court terme de la dégradation de notre environnement, cette urgence environnementale n’apparaît que dans des mesures d’accompagnement et jamais comme une priorité.

Le département du Var a plusieurs atouts : une forêt qui couvre plus de 80 % de son territoire, une biodiversité remarquable, des écosystèmes variés, l’absence de grandes culture. Préserver ce patrimoine est une priorité pour nos communes et nos territoires.

Certains citoyens, mieux informés et surtout plus motivés font des propositions, prennent des initiatives qui sont positives pour la collectivité.

Face à l’urgence climatique, une liste d’actions est soumise aux personnes qui souhaitent prendre des responsabilités territoriales afin qu’elles s’engagent à les réaliser.

Liste des actions :

Actions concernant la communication

  • Mobiliser des acteurs institutionnels (CEN PACA, maison de la nature…) pour des actions d’analyse de la situation ou des séances d’informations.

  • Donner de la visibilité à cette priorité environnementale.

  • Mobiliser des personnes pour les journées nationales de comptage (particulièrement les papillons et les oiseaux).

  • Favoriser l’émergence d’une ASL sur l’environnement (projet rédigé, il manque les acteurs).

  • Favoriser les associations qui œuvrent pour l’environnement.

  • Organiser des événements liés à la valorisation de l’environnement.

Actions concernant la biodiversité

  • Limiter l’éclairage publique nuisible aux insectes et obtenir le label « village étoilé ».

  • Préserver des populations de chauve-souris en protégeant les insectes nocturnes.

  • Encourager l’installation d’abeilles en favorisant un rucher école.

  • Être vigilant sur l’application de la loi Labbé entrée en vigueur le 01/01/2019.

  • Encourager la plantation de haies adaptées et variées.

  • Végétaliser les bâtiments et espaces publics.

  • Informer sur les plantes et insectes envahisseurs nuisibles pour en limiter l’impact.

  • Informer les particuliers sur les plantes favorables à la biodiversité susceptibles de trouver leur place dans les jardins particuliers.

Actions concernant l’éducation

  • Faire évoluer les écoles et leurs abords pour qu’elles deviennent des lieux de vie alors qu’elles sont des écoles « hors sol ».

  • Financer les intervenants associatifs liés à l’environnement.

  • Financer la découverte du patrimoine naturel du territoire.

  • Proposer aux écoles d’intégrer l’éducation à l’environnement comme un axe fondamental de chaque projet d’école.

  • Définir un projet de construction d’une école centrée sur la nature et l’environnement.

Actions concernant l’eau

  • Mettre en place une police de l’eau pour faire cesser les comportement illégaux.

  • Valoriser les cours d’eau de la commune.

  • Poursuivre les actions ayant pour objectif de limiter les conséquences des pluies exceptionnelles.

  • Favoriser les projets d’aménagement pour l’irrigation.

  • Favoriser les activités d’une ASL environnementale et orientée vers une bonne gestion de l’eau. Le projet est rédigé mais les acteurs manquent.

  • Arrêter l’urbanisation horizontale qui accentue les inondations.

Actions concernant l’alimentation

  • Favoriser la communication des associations qui œuvrent pour une meilleure alimentation.

  • Favoriser le commerce bio et local.

  • Ne pas favoriser la grande distribution qui organise notre dépendance.

  • Favoriser l’installation d’un paysan boulanger pour fournir les cantines en pain bio local.

  • Favoriser l’installation d’une coopérative groupement d’achat de produits bio et locaux par exemple en lui fournissant un local.

  • Favoriser les jardins collectifs et familiaux.

Actions concernant la pollution automobile

  • Contribuer au respect des limitations de vitesse et du niveau de bruit notamment des 2 roues motorisés.

  • Favoriser la mise en service de la bretelle sur l’A57.

  • Créer de nouvelles pistes cyclables.

  • S’engager à ne pas organiser d’événement mettant en avant les sports mécanisés.

  • Renoncer à l’agrandissement de la zone industrielle des Lauves.

Actions concernant l’agriculture

  • Informer sur la biodiversité.

  • Encourager la plantation de haies favorables à la biodiversité.

  • Favoriser les infrastructures pour des circuits courts.

  • Participer à l’information sur la mise à disposition des terres agricoles communales et sur les espaces-test agricoles.

  • Organiser un début de moindre dépendance alimentaire pour le territoire.

Nous vous invitons à commenter ce texte et surtout à rencontrer les candidats aux municipales 2020 pour leur soumettre des propositions.

Un verger vivrier, 2 choisir ses arbres

Bien souvent, quand on souhaite planter un arbre fruitier, on va chez le pépiniériste le plus proche (ou pire en jardinerie) et on regarde de jeunes arbres en pot avec une belle étiquette et généralement une photo d’un fruit magnifique. C’est tentant ! ces arbres sont faits par des entreprises spécialisées qui produisent des arbres en grande quantité pour une clientèle quelconque. Si vous demandez l’avis du vendeur, il n’en sait généralement pas plus que l’étiquette. L’arbre est-il adapté au sol de votre jardin ? au climat de votre région ? Quel est le porte-greffe ? Quelles sont ses caractéristiques ? Quelle est sa sensibilité aux maladies ?… Généralement vous l’apprenez à vos dépens : pommiers nains à cause d’un porte-greffe nanifiant, variété erronée, arbres sensibles à toutes les maladies, arbre ne supportant pas le calcaire ou un PH élevé, arbres dioïques ne fleurissant pas au même moment… Les jardineries et pépiniéristes ne sont souvent que des revendeurs, pas des spécialistes. Il y a cependant d’excellents pépiniéristes qui font eux-mêmes les arbres qu’ils vendent et qui maîtrisent le sujet. Suite à de nombreuses déceptions, la solution envisagée c’est de faire soi-même ses arbres soit à partir du matériel dont on dispose, soit à partir d’échanges avec des jardiniers qui connaissent bien leurs arbres.

On peut envisager de créer une petite pépinière. Elle regroupera des arbres obtenus par bouturage : figuiers, oliviers, néfliers… par prélèvement de sujets spontanés : pommiers pêchers, pruniers… par marcottage : figuiers, par prélèvement au pied : suquet d’olivier, tilleuls et bien sûr par échange. Dans la pépinière les arbres sont regroupés et proches les uns des autres pour faciliter l’observation, l’irrigation et les éventuelles interventions. La pépinière permet de faire grandir des arbres jusqu’au moment de leur plantation dans le verger quand leur système racinaire sera suffisant. C’est le cas des figuiers « Noire de Caromb » pour lesquels il n’y a pas de doute sur la qualité de la variété, l’adaptation au sol et au climat. Pour des arbres spontanés, la pépinière permet d’abord une observation sur plusieurs années pour savoir si l’arbre fera un bon porte-greffe. Si c’est le cas, une greffe sera tentée avec une variété confirmée déjà présente dans le verger.

Greffage de Pommier, pose de mastic sur la greffe

Parfois, un sujet spontané est laissé en place dans le verger parce qu’il est bien placé et et que le parent est connu pour ses qualités. C’est le cas d’un pommier qui va rester en place jusqu’à sa première fructification qui n’interviendra pas avant 5 ans, la mise à fruit étant plus lente sur un « franc » (issu d’un semis) que sur un arbre greffé. On n’est donc pas dans une démarche productiviste. Le but recherché n’est pas un fruit sans défaut commercialisable avec un profit certain. Le but c’est d’avoir un arbre rustique dont la production soit utilisable et qui demande un minimum d’entretien. Il faut avouer qu’il y a un plaisir certain à attendre pendant des années un fruit qui sera une surprise qu’on espère bonne.

Un verger vivrier : 1 Pourquoi faire un verger vivier ?

Des fruits, il n’en manque pas dans les grandes surfaces, tous les fruits, toute l’année, les fruits d’ici et les fruits d’ailleurs, les fruits de l’hémisphère sud en hiver, les fruits exotiques toute l’année… Alors, pourquoi se donner la peine de faire soi-même des fruits ? Faut-il être « fada » pour en arriver là ?

Il y a plein de bonnes raisons de produire soi-même ses fruits, en voici quelques unes :

  • Savoir ce que l’on mange, d’où ça vient, comment ça a été produit : ça change le plaisir de croquer dans un fruit. Il est rappelé qu’en application de la loi LABBE, il est interdit d’acheter, posséder et utiliser des produits phytosanitaires chimiques depuis le 1er janvier 2019 pour les particuliers.
  • Manger des fruits à maturité, frais cueillis. Les pêches de grande surface sont souvent dures et insipides alors qu’une pêche à maturité c’est tout simplement divin.
  • Disposer de variétés exceptionnelles introuvables dans le commerce. Avoir le bénéfice de fruits riches en vitamines et sels minéraux qui sont des trésors pour la santé. La nourriture industrielle nous impose ce qu’elle produit parce que c’est bon pour elle pas parce que c’est bon pour nous. Savez-vous qu’il existe des milliers de variétés de pommes alors que dans toute votre vie vous n’en mangerez probablement qu’une dizaine au plus ?
  • Disposer de fruits en abondance pour les transformer et en manger toute l’année : fruits séchés, confitures, pâte de fruits, coulis, sirops, jus de fruits, sorbets…
  • Le verger peut aussi être un jardin d’ornement pour passer du bon temps et du temps sain.
  • S’occuper d’un verger, s’inquiéter de la météo, suivre l’activité des pollinisateurs, tenter une greffe, planter un arbre qui mettra des années à produire, entrer pleinement dans le cycle des saisons, comprendre qu’il y a beaucoup à apprendre et qu’une vie n’y suffira pas… tout cela relève d’un art de vivre qui nous lie à l’âme de la nature et nous permet de comprendre l’urgence de protéger cet environnement dont nous dépendons.
  • Mais l’argument principal, c’est l’envie, le désir pressant de produire soi-même, tout simplement parce ça paraît évident et… naturel…

Les arbres ne sont pas des plantes annuelles. On les plante pour des années ou des dizaines d’années. C’est donc comme un investissement qui va demander certains sacrifices au départ mais qui va rapporter pendant des années. Le désir de planter un verger vivrier doit donc s’accompagner de connaissances minimales pour s’éviter bien des désagréments.

Prochain article : choisir ses arbres.

animation du samedi 16 novembre 2019 : la permaculture

Nous vous attendons nombreux le samedi 16 novembre à 15:00 pour parler des pratiques permacoles au jardin. L’animation durera +- 2 heures.

Nous avons tous entendu parler de la permaculture mais savons-nous de quoi nous parlons ?

La première image qui vient généralement à l’esprit est celle de la culture sur butte . Ensuite, nous penserons au paillage voire aux associations de cultures. Certains diront que toutes les herbes sont utiles et qu’il ne faut plus désherber….Qu’en est-il réellement ?  Résumer la permaculture a des pratiques culturales n’est-il pas restrictif ?

Nous ferons le point sur ses origines,sur le concept et nous vous donnerons notre approche des pratiques permacoles au jardin que nous mettons en place, nous ferons le tour du potager et du verger pour montrer des exemples pratiques de ce qui peut être réalisé.

En cas de pluie, un barnum vous accueillera.

Participation :10 €

Pour toute information, vous pouvez nous joindre au 06 02 35 90 20

Venez récolter votre safran

La récolte du safran a démarré il y a une dizaine de jours pour le plus grand plaisir des yeux mais également pour celui des abeilles qui se gavent du pollen des crocus. C’est une source de nourriture importante pour elles juste avant l’hiver.

Après récolte, les crocus sont émondés. La fleur est coupée pour aller récupérer le pistil (partie rouge composée de 3 brins) ensuite les pistils seront mis à sécher. Il faut en moyenne 150 fleurs pour obtenir un gramme de safran.

Il en faut très peu pour aromatiser un plat soit de 2 à 3 pistils par convive.

Le samedi 9 novembre, le dimanche 10 novembre et le lundi 11 novembre de 9 heures à midi, venez récolter votre safran. Vous pourrez le faire sécher chez vous soit sur du sopalin soit au four à maximum 50 °

Conditions:

  • minimum 150 fleur
  • prix 0,10 € la fleur cueillie par vos soins (soit 15 € pour 150 fleurs)
  • de préférence, nous prévenir de votre arrivée par téléphone au 06 02 35 90 20
  • nous ne garantissons pas qu’il y en aura pour tout le monde, premier arrivé, premier servi
  • mettez de bonnes chaussures et prenez un sac pour emporter les fleurs

Comment curer le canal ?

Après les dernières pluies, le canal s’est bouché à cause des dépôts apportés par la crue. C’est l’occasion d’intervenir. Martin a courageusement enfilé des bottes pour évaluer la situation :
L’entrée du conduit : https://www.youtube.com/watch?v=I0NMM90hCWM Il y a environ 40 cm de vase sur 1 mètre de large et 50 mètres de long soit un volume de 20m3. Comment faire pour que ce soit techniquement possible sans y passer un temps interminable et épuisant ? On peut imaginer plusieurs solutions :
  • Faire un passage pour l’eau en déposant les pelletés de vase sur les côtés. C’est la solution la plus simple mais la vase retombera dans le passage. Ce n’est pas très satisfaisant à long terme.
  • Enlever la vase à la pelle et l’évacuer. 20m3 c’est 2000 seaux de 10 litres à porter les pieds dans la vase sur des dizaines de mètres, donc à éliminer.
  • Utiliser un « traîneau » d’une capacité de 10 seaux qui serait tiré par une corde, vidé et rappeler avec une corde. En fait il faudrait deux traîneaux pour que le chargeur n’ait pas à attendre le retour du traîneau. C’est techniquement plus élaboré mais ça demande une équipe avec au moins : un chargeur, un manipulateur de traîneau, un déchargeur et une personne pour évacuer les bennes avec le tracteur.
  • On peut aussi imaginer des solutions techniques avec un mini chargeur sur batterie (pour éviter le problème des gaz d’échappement). Le mini chargeur peut remplir son godet en poussant, reculer hors du tunnel, lever le godet à hauteur pour son déchargement. On peut en trouver en location. Évidemment ce n’est pas donné !
  • Qui a une meilleure idée ?